Donner des assises à la prévention

 

Il s’agit d’un processus qui va s’étaler sur 3 ans – découvrez le site et les contributions reçues 

explorant des expériences de prévention sociale et questions à explorer collectivement :

https://www.assisesdelaprevention.be

Le législateur a voulu donner en 2018 une importance et une ambition nouvelles à la prévention dans les missions de l’aide à la jeunesse.

A cette fin,

  • de nouveaux accents ont été donnés (l’importance de l’action dans le milieu ouvert, affirmée pour les AMO par exemple) ;
  • des acteurs nouveaux ont été créés (chargés de prévention, conseils et collège de la prévention, service de la prévention) ;
  • de nouvelles relations entre acteurs de secteurs différents et des pratiques transversales sont désormais requises (les actions de prévention propres à l’aide à la jeunesse sont articulées à d’autres actions existantes sur le territoire).

La dynamique qui découle de ces changements doit se construire dans la pratique, sur le terrain ; elle appelle à des expérimentations diverses, mais aussi à un partage d’expériences large et systématisé si l’on veut pouvoir conjuguer cohérence générale et respect des spécificités, notamment territoriales.

C’est ce processus de partage d’expériences et de construction collective des « arts de faire » entre acteurs qui donnera ses assises à la nouvelle politique de prévention.

Dans l’histoire du secteur de l’aide à la jeunesse, le terme « assises » évoque aussi, à l’instar des « Assises de l’aide à la jeunesse » en 1994, un processus collectif ascendant et participatif qui a permis à tous les acteurs de mettre en débat et de construire des références communes relatives à la mise en œuvre du Décret du 4 mars 1991.

C’est à un semblable processus, les Assises de la prévention, que nous souhaitons inviter tous les acteurs concernés.

Le processus se déroulera en 3 phases

  1. En 2021-2022, il s’agira d’identifier, de problématiser et d’adopter les questions à investiguer collectivement pour favoriser les actions et les relations entre les acteurs de la prévention.
  2. En 2022, ces questions seront débattues dans des groupes de travail qui les traiteront au cours de l’année et élaboreront des propositions qui seront examinées avant la fin de l’année.
  3. L’année 2023 sera quant à elle consacrée à la mise en perspective des résultats produits en 2022 (quels sont leurs principes de pertinence et de cohérence, quels sont leurs enjeux et leurs conséquences sur les pratiques) et à une large diffusion des résultats de l’ensemble du processus, notamment via le collège de prévention.

La première phase sera articulée autour de la journée du 25 février 2022 ; nous vous invitons d’ores et déjà à retenir cette date.

En amont de cette journée, à partir du mois de juillet et jusque fin novembre, tous ont été invités à communiquer des expériences de prévention sociale (en cours ou terminées) qui se seraient révélées prometteuses, à communiquer les questions qui mériteraient une instruction collective, à explorer les questions que la nouvelle politique de prévention pose à l’état pratique. Ces données sont mises à disposition sur le site dédié.

Elles sont traitées tout au long de l’année 2021 et les résultats de ce traitement seront communiqués lors de la journée du 25 février 2022.

Une phase de réactions collectives sera ensuite organisée, de telle manière qu’un comité de suivi représentatif de tous les acteurs puisse proposer des chantiers à travailler en 2022, via les groupes de travail qui se constitueront à cet effet.

Ce site est mis en place afin de permettre la mobilisation et la participation à ce processus. Le site se veut donc être un réceptacle « vivant » de cette participation, où sont publiées les contributions en vue de leur traitement collectif dans les phases à venir telles que décrites ci-dessus.